Dans
une école Arc-en-Ciel, il y a forcément de la Joie et des couleurs…
C’est
avant tout d’éducation joyeuse dont il est question dans le projet de cette
école. Alors qu’aujourd’hui les enfants grandissent trop vite sous la pression
d’une société, nous choisissons d’encourager et de nourrir l’enfance et toute
la richesse qu’elle représente.
Cette
enfance, si importante que l’on s’en souvient toute sa vie, doit offrir des
repères, une base solide pour les adultes en devenir. C’est pour cette raison
que nous souhaitons plus que tout encourager les 7 couleurs ou qualités
suivantes.
1. La joie
La
joie n’est pas une simple émotion ; elle est l’émerveillement de l’enfant
découvrant la vie. La joie nous permet de voir toujours le monde en couleurs,
de ne pas être blasé ou indifférent, mais toujours ouvert et confiant. Si les
enfants naissent auréolés de celle-ci, c’est qu’elle est l’état naturel de
l’homme, qui lentement, dans un environnement peu propice, s’étiole. Si simple
et néanmoins si profonde. La joie est un pont arc-en-ciel vers le bonheur, pour
les êtres de joie que nous sommes.
2. La liberté et la responsabilité
Si nous faisions confiance aux
enfants ? Un enfant qui est libre et responsable sera plus épanoui. A l’inverse,
un enfant bridé et contrôlé fera des expériences jugées négatives ou extrêmes
par besoin de s’affirmer. Il est donc important de respecter l’enfant pour ce
qu’il est : un être humain à part entière. L’enfant à qui on fait
confiance développe une confiance en lui qui l’accompagnera toute sa vie. Il
n’aura pas peur de se réaliser, d’inventer sa vie, et de changer le monde. Il
se sentira libre des attentes des adultes, et osera simplement être qui il est.
Un enjeu essentiel.
3. Le goût d’apprendre, la curiosité naturelle
Apprendre est naturel, l’enfant
apprend naturellement par lui-même. Les « retards » et autres
carences ne sont qu’une projection d’un système qui conditionne tout le monde à
apprendre les mêmes choses en même temps. Or, si nous souhaitons réellement
favoriser chez nos enfants le goût d’apprendre, faisons-leur encore une fois
confiance, ils n'ont pas besoin qu'on leur dise quoi, comment et quand apprendre. Dans cette perspective, l’on comprend que l’on apprend toute
la vie, que ce processus n’est pas cantonné à l’enfance et à l’adolescence. Quelle joie d’apprendre !
4. La confiance
Alors que nous vivons dans un
monde paralysé par la peur, nous faisons le pari de nourrir la confiance. La
peur n’est ni une bonne conseillère ni un bon moteur ; et devant les enjeux
actuels et futurs, ce n’est pas avec celle-ci que nous pourrons réinventer un
monde plus juste, plus équitable, plus durable et surtout plus joyeux. Au
contraire, en misant sur la confiance, nous favoriserons de nouvelles
générations plus aptes à faire face aux défis, à réinventer, créer, innover. Il
est temps pour l’humanité de laisser son manteau de peur derrière elle, elle
n’en a pas besoin. Et si le meilleur était à venir ?
5. La créativité
Par essence, l’homme est
créateur. Aussi, dans notre école, nous encourageons toute forme d’expression,
d’inventivité, de créativité. Il s’agit bien sûr d’entretenir la joie et le
bien-être au quotidien, mais aussi de réinventer un monde ! Si les enfants
ont la liberté et l’espace nécessaire pour exploiter leur créativité, pour
découvrir leurs dons, ils seront demain tout à fait capables de mettre sur pied
des projets innovants, répondant à leurs besoins (individuels, collectifs,
planétaires) de manière plus intelligente et créative.
6. Le non-jugement
Nous accueillons les enfants
tels qu’ils sont, ils ne sont pas jugés, catégorisés. Un trait de caractère ne
prendra jamais l’ascendance jusqu’à devenir une identité. Les résultats et
notes ne définissent personne. Chez nous, l’enfant est encouragé à être qui il
est, et à vivre à son rythme.
C’est ainsi que nous apprenons le vivre-ensemble, dans cette belle diversité,
que chacun reflète à sa manière. Coopération, et non compétition.
De même, les actes ne sont pas
jugés : une « bêtise », une « erreur », n’est qu’une
expérience dont on apprend quelque chose ; une colère n’est que
l’expression d’une décharge émotionnelle qu’il faut accompagner. On ne punit
pas. On accompagne, avec bienveillance.
7. Interdisciplinarité
Il est temps d’en finir avec le
compartimentage des savoirs. Les savoirs, la vie, ne se rangent pas gentiment
dans des petites boîtes bien classées. Il faut retisser un lien entre les
savoirs, entre les disciplines. Les savoirs sont plus complexes, une expérience
fait appel à une multitude de matières, de disciplines. Il s’agit également de
sortir d’une vision manichéenne, dualiste des choses pour englober une réalité
plus complexe et mouvante. C’est à notre sens une manière plus intelligente
d’appréhender le monde d’aujourd’hui, ses enjeux et ses défis.